Jacques Myard et les « jeunes gaulois » en difficulté.

12022010

Jacques Myard, député UMP des Yvelines, a déclaré à Lauriane Deniaud (présidente des Jeunes Socialistes) sur France24 à propos de l’emploi des jeunes :

« Nos jeunes gaulois [...] ceux qui portent un nom français, ont autant de difficultés que ceux qui n’en ont pas »

 

Jacques Myard voulait insinuer par là qu’il n’y avait aucune discrimination à l’embauche, et que les problèmes d’emploi chez les jeunes résultaient uniquement d’une mauvaise passe économique.

Se rend-il bien compte de la réalité, le Jacky ? N’a t-il jamais entendu parler des nombreuses histoires dans lesquelles des jeunes maghrébins, d’abord refusés à l’embauche, se voyaient acceptés après l’envoi du même C.V. dans lequel le nom à consonance étrangère était remplacé par un nom typiquement français (ou « gaulois ») ?

L’emploi du mot « gaulois » pour désigner un français « de souche » rappelle beaucoup une certaine communauté réunie au sein d’un blog, dont je ne ferai pas la publicité, mais qui me fait parfois bien rire tant les articles sont stupides. Comment peut-on parler aujourd’hui, en 2010, de « descendants gaulois » ? Comment peut-on dire aujourd’hui avec certitude que nos ancêtres vivaient en Gaule, du temps de Jules César ?

Cette fascination pour le « français de souche » était selon moi réservée à certains extrémistes. Apparemment, à l’UMP non plus, on s’en cache pas.

Sansemploifix Par Julien.




Honte nationale (on commence à s’habituer)

12012010

Je vais vous raconter une anecdote qui, pour moi, est significative de la dangerosité de notre Président et de son gouvernement. J’ai été profondément choqué et révolté quand je l’ai appris et j’espère qu’il en sera de même pour vous.

Il y a quelques mois avait lieu le procès pour escroquerie de l’une des plus influentes sectes au monde : l’Eglise de Scientologie. Comme la plupart des sectes, l’Eglise manipule les gens faibles d’esprit (suite au décès d’un proche, par exemple), les convertit à la Scientologie, et ensuite les dépossède de tous leurs biens. Le verdict qui allait tomber à coup sûr était la dissolution du groupe. Je me félicitais mentalement de cette victoire, considérant les sectes , avec les mafia et les grands groupes industriels, comme l’entité la plus néfaste et la plus inhumaine de notre monde actuel.

Malheureusement, ça ne s’est pas déroulé ainsi. En effet, un petit bout de texte de loi, votée à peu près en même temps, interdisait dorénavant la dissolution des sectes. Là c’est plus une coïncidence, c’est comme si vous me disiez que Jean Sarkozy est devenu administrateur de l’EPAD totalement par hasard.

Personnellement, je trouve que c’est une honte. Des centaines de familles ont été brisées par la Scientologie, et des milliers par les sectes en général. Ce n’était que justice. Notre pays a une histoire particulière : il a toujours combattu la barbarie (cela fait d’ailleurs des fondements-mêmes de notre République, instaurée par, je le rappelle, Charles de Gaulle), pendant des siècles. Et là, en seulement un petit bout de texte de quelques lignes, le président (car, même si on me dit que c’est un ministre qui a eu l’idée, je n’en croirais pas un mot) réussit a nous faire faire un pas énorme en arrière.

Sincèrement je ne comprends pas que, gauche comme droite, les gens ne réagissent pas. Dans une réelle démocratie, où le pouvoir ne penserait pas qu’à sa gueule, le gouvernement serait directement dissous.

Je ne connais pas les raisons de l’insertion de cette loi absurde. Et personnellement, je préfère ne pas le savoir.

Si vous voulez plus de détails : Libération.fr ou Lemonde.fr

 

par Pierre




On a dépassé les limites … de l’hypocrisie.

7052009

Concrètement, la seule chose que peut faire le Parlement européen, c’est être consulté. A priori, les politiques suivent les conseils du Parlement, il s’agit d’une institution respecté. Mais elle prend beaucoup plus d’importance lorsque les élections européennes approchent : notre hyperprésident, craignant un vote-sanction à son égard, fait de ces élections une véritable joute électorale, soutenant dans tous ces discours que le Parlement européen, c’est capital, etc …

Mais hier, coup de théâtre : le Parlement européen a voté contre la loi Hadopi, ce projet si cher à notre seigneur bien-aimé. Et alors là, de façon surprenante, les propos du gouvernement change du tout au tout : ce matin, sur France Inter, Christine Albanel disait que le Parlement n’avait pas voté contre le projet mais contre un autre point qui ne concerne que partiellement Hadopi (je ne m’en souviens plus la teneur) puis elle rapellait que le Parlement européen n’avait qu’un pouvoir indicatif et que le gouvernement ferait appliqué ces lois tout de même. Les propos de la ministre ce matin était plutôt confus et traduisait une inexorable hypocrisie dans la politique du gouvernement : celle du « je propose et elle passe, et si y’en a qu’ça les dérange bin tanpis pour eux ».

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Autre chose que j’ai appris ce matin dans l’interview de la ministre : le renvoi d’un cadre de TF1 sous prétexte qu’il était « opposé à la stratégie de la chaîne », c’est à dire opposé à la loi Hadopi. Comment s’est il fait viré ? Très simple. Il avait envoyé un mail à Françoise de Panafieu pour lui témoigner son opposition à cette loi, celle-ci transmet alors le mail à madame Albanel, qui le renvoie illico à la direction de TF1. Et la chaîne, elle, renvoie, non pas le mail, mais le cadre. Vive la liberté, cette fois pas d’expression, mais de pensée.

Plus d’info sur cette dernière et révoltante affaire ici.

par Pierre




Désillusion

7052009

Par hasard dans mon cours d’arts plastiques, j’ai retrouvé un vieux le Parisien paru peu après la communication de la composition du tout nouveau gouvernement de Sarkozy en mai 2007. Les gens interrogés dans l’article qui nous intéresse sont absolument ravi de ces ministres tout frais et il serait amusant de les réinterroger aujourd’hui.

Mylène, 18 ans, apprentie vendeuse

« J’aime bien Jean-Louis Borloo. on sent qu’il est à l’aise en matière d’écologie. Ni de gauche, ni de droite, ce qui compte pour lui, c’est l’environnement. Quand il a une idée, il fait tout pour la mettre en oeuvre. Il me paraît sympathique et n’a pas l’air de se prendre la tête. Il est cool. On lui reproche d’avoir souvent les cheveux en bataille mais, qu’importe, c’est la mode  »

Armelle, 55 ans, écrivain

« Le Premier ministre a l’air compétent. C’est un homme d’action, même si gouverner notre pays, c’est un peu compliqué. Bien sûr, le président lui fait de l’ombre … La ministre qui m’a étonnée, c’est Rachida Dati. Nommer une beur à la Justice va faire reculer le racisme. Cette femme compétente qui vient d’un milieu modeste est un exemple. Moi, je pense qu’elle a plus de mérite que les autres ministres. »

 Karim, 34 ans, décorateur

« J’aime bien Alain Juppé, il aurait fait un bon ministre de l’Environnement. Je regrette qu’il ait démissionné. Entre Borloo et lui, il n’y a pas photo. Celle qui crève l’écran, c’est Rachida Dati. Une ministre maghrébine, c’est pas si fréquent. Je trouve que les paparazzis s’intéressent trop à sa famille. Rama Yade, une black secrétaire d’Etat, c’est bien aussi. »

Christian, 62 ans, retraité SNCF

« François Fillon m’impressionne car il se débat comme un bon. Comme on ne voit que Sarkozy, il semble n’être là qu’à titre honorifique. Je ne crois pas à l’ouverture : c’est une façon de désorganiser la gauche. Voyez Kouchner ! La semaine dernière pour la libération des infirmières bulgares, le ministre des Affaires étrangères n’était visiblement pas de la partie. »

Yvonne, 58 ans, fonctionnaire de police

« J’aime bien Roselyne Bachelot, avec son franc-parler, ainsi que Jean-Louis Borloo, c’est un homme qui bouge. Dati n’est pas mal non plus, d’autant qu’elle vient d’une famille modeste. J’ai apprécié qu’il n’y ait pas de grâce le 14 juillet. C’est très bien que Martin Hirsch, l’ancien président d’Emmaüs, ait rejoint le gouvernement : droite et gauche doivent apprendre à travailler ensemble. »

 

Borloo, un ministre qui bouge ? Le Grenelle de l’environnement n’a apporté absolument rien de concret à l’écologie, c’est juste un gros coup de com’.

Dati, compétente ? Sa toute récente prestation pour les élections européennes suffit à voir que non.

Le Premier Ministre ? Je crois que la dernière fois que je l’ai vu à la télé c’était au moment de sa nomination.

 

par Pierre




Liberté, Egalité, Fraternité ?

26042009

Je suivais une énième émission télévisuelle vantant les mérites du superprésident Sarkozy lorsque je me suis souvenu de la devise de la République Française : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

J’avais enfin un argument de poids pour pouvoir prétendre de la non-légitimité de Sarko en tant que président de la République.

Car, en y regardant de plus près, on voit que notre charmant chef de l’Etat méprise jusqu’aux trois principes fondamentaux.

 

Liberté : Même le plus brillant analyste politique de droite ne pourrait me contredire : certaines des lois proposées par le président (ou par ses laquais, ce qui revient exactement au même) sont ouvertement liberticides. Par exemple, la loi Hadopi, permettant de couper la connexion internet de n’importe quel usager sans justification, pourrait en théorie permettre de couper la connexion de tel ou telle opposant politique un tantinet trop virulent sur le Web (ceux de Rue89, par exemple). Plus évident, c’est la loi sur l’audiovisuel public qui est beaucoup plus dangereuse : derrière la suppression de la pub après 20h se cache en effet la possibilité de révoquer à tout moment le patron des chaînes publiques, comme ça, d’un claquement de doigt. Le patron, qui voudra évidemment conserver son poste, devra se soumettre aux volontés du petit prince de Neuilly. Exit en Septembre Stéphane Guillon, Didier Porte et consorts. « On n’est pas couché » aussi n’est pas sûr de continuer à la rentrée car trop critique vis à vis du pouvoir, ainsi qu’une pelletée d’autres émissions. Pour masquer toutes ces dérives dictatoriales, les gens de droite (incluons évidemment là-dedans Kouchner, Lang, etc…) n’ont pour seule critique que le président est « omniprésent » et « trop dynamique pour certains », ce qui personnellement me fait bien marrer.

 

Egalité : Comment peut-on parler d’égalité à l’heure ou le fossé social n’a jamais été aussi grand ? La politique du président est simple : « Mes copains les patrons prennent tout le pognon et les flemmards de pauvres n’ont que dalle *haussement d’épaule nerveux* ». Evidemment il le dissimule. Par exemple, sur France 2, dans l’émission intitulée « Face à la Crise », Sarkozy parlait de course au profit scandaleuse, de mauvaise répartition des richesses, on avait l’impression d’entendre un communiste ! Mais il ne s’agit pas d’un communiste mais d’un communicationniste. Effectivement la seule proposition concrète qui est ressortie est la suppression de la taxe professionnelle, tout bénef’ pour les patrons et hausse des impôts locaux pour tout le monde ! La communication, c’est sa principale arme, au Sarko : il organise un sommet social, un Grenelle de l’environnement, puis rien, il n’en ressort absolument rien, c’est la politique de l’évènementiel : au lieu d’organiser une réunion hebdomadaire sur un sujet, il déploie tous les moyens possibles pour faire un « sommet » qui va selon lui tout régler. Alors que la réalité est toute autre : les grands patrons continuent à se dorer la pilule en profitant de leurs parachutes dorés et du bouclier fiscal, tandis que la misère et le désespoir grandit chez les ouvriers, les chômeurs et les plus pauvres en général. Un autre exemple un peu moins visible : à part le fait que la loi sur l’audiovisuel public soit totalement liberticide, la suppression de la pub (qui peut paraître un bon point) n’est en fait qu’une grosse mascarade pour enrichir un peu plus les copains de Nico. Je m’explique. Les chaînes publiques ont deux moyens d’être financées : Les subventions de l’Etat et la publicité. Si on retire la pub, qui en profitera ? Les chaînes privées bien sûr, vers qui tous les publicitaires vont se tourner. Le seul moyen d’avoir des sous sera donc pour les chaînes publiques seront les subventions de l’Etat, qui ne seront versées que si les chaînes se comportent en bons toutous, nous ramenant du même coup aux lignes ci-dessus sur la liberté. La loi Hadopi est aussi à la fois liberticide et d’autre part un cadeau aux patrons : en effet, au départ lorsque la connexion était coupée, l’usager arrêtait de payer (logique, me direz-vous), mais comme les amis patrons du président ont fait les gros yeux, Sarko a aussitôt modifié la loi afin qu’une fois la connexion coupée, l’usager continue de payer ! Le pire, c’est que la droite trouve comme excuse à toutes ces inégalités, la crise économique (alors qu’ils mobilisent des milliards pour les banques, n’est ce pas du gros foutage de gueule ?)

 

Fraternité : Bien que je n’apprécie ni la politique menée par Jacques Chirac, ni ses diverses magouilles, force est de reconnaître qu’il était proche des gens, fraternel. Au Salon de l’Agriculture, il serrait les mains, même à ceux qui l’insultaient, il faisait en gros son boulot de président. C’est là la grande différence : Sarko, lui, il s’en fout, il est dans son château et n’en sort que pour se gratter des points dans les sondages. Mais il n’est pas aussi doué que son prédécesseur : c’est même un gros manche. Lorsqu’un homme refuse de lui serrer la main, il y va à grands coups de « Casse-toi pôv’con ». Si on m’avait dit il y a 3 ans que cette scène se réaliserait, je ne pense pas que je l’aurais cru. C’est INNACEPTABLE qu’un président ne donne pas l’exemple à ses concitoyens (mais parlons plutôt de sujets). Il avait fait la même chose face aux pêcheurs. Il se prend pour une star qui peut faire ce qu’il lui plaît et qui peut marcher sur la gueule des autres de façon hautaine. Car ces deux scènes ne sont pas les plus graves : cela devient grave quand Sarkozy marche sur la gueule des fonctionnaires en décrédibilisant leur travail et leur fonction (rapellons que lors d’une manifestation des pompiers contre lui, alors ministre à l’Intérieur, il fit tabasser les pompiers par la police, alors que Pompiers et Police dépendent de façon égale du ministère de l’Intérieur). Il n’est aucunement fraternel avec ceux qui ne peuvent lui offrir de séjour luxueux dans un yacht ou lui filer des Ray-ban et des Rolex gratos. Les ouvriers, les chômeurs, les SDF ? Il s’en fiche royalement !

 

Donc pour conclure, je n’ai qu’une chose à dire : virons cet imposteur de ce poste qu’il ne mérite absolument pas !

 

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par Pierre




Super Faux-Cul a encore frappé.

26042009

«Zapatero n’est peut être pas très intelligent. Moi, j’en connais qui étaient très intelligents et n’ont pas été au second tour de la présidentielle.»

Tels sont les mots qui, entre autres, auraient été prononcés par Nicolas Sarkozy lors d’un diner organisé en présence de 24 députés et sénateurs français.

Entre autres, car à ça l’on peut rajouter : Obama « Pas d’expérience, il n’a jamais géré un ministère de sa vie », Merkel « n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à moi », etc…

La source ? Libération, qui publie ces citations dans le début de la semaine. L’affaire fait mouche, surtout en Espagne, où même les opposants à Zapatero prennent sa défense, c’est pour vous dire ! Esteban G.Pons, de l’opposition espagnole, déclare : « Je ne me réjouis pas qu’il puisse dire cela, même s’il n’a pas tout à fait tort… mais Zapatero est notre président et nous le défendrons s’il est attaqué à l’étranger » Incroyable ! C’est pas en France qu’une telle défense serait prise ! C’est d’ailleurs tout le contraire ! Il n’y a qu’à voir la couverture du Siné Hebdo de cette semaine pour s’en convaincre !

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Alors évidemment, comme pour toute déclaration maladroite de notre président qui le fout un peu dans la merde, l’Elysée dément formellement ces « rumeurs ».

«Ne comptez pas sur moi pour commenter ces rumeurs absurdes, qui ont de surcroît été démenties par les participants à cette réunion, y compris ceux issus de l’opposition» dixit Sarko. Il semble oublier qu’une belle poignée de membres de cette réunion confirment formellement le rapport donné dans l’article de Libé, à l’image du député vert François de Rugy.

Mieux que ça, Nicolas Sarkozy va même jusqu’à faire une contre déclaration pleine de sincérité :

«Zapatero est un homme de talent, un homme de conviction, un grand d’Europe, […] j’ai une grande estime et une réelle affection pour lui.»

Il ne lui en resterait pas un peu sur le coin des lèvres par hasard ?

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par Julien







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